Installations
Ces installations artistiques s’inscrivent dans une phase de recherche et d’expérimentation, développée en dialogue étroit avec les lieux d’exposition. Certaines d’entre elles ont été testées dans un cadre patrimonial, d’autres sont conçues comme des projets adaptables à différents espaces.
Les installations de Sabine Eichler invitent le spectateur à vivre une expérience à la fois immersive, perceptive et spatiale. À travers la lumière, la transparence, la matière et le geste, certaines œuvres jouent de la superposition et du décalage, laissant apparaître des images instables qui se recomposent selon le regard.
D’autres engagent le corps du spectateur dans une expérience spatiale où le changement de position modifie le point de vue, révélant ou dissimulant certaines perceptions. Plongé dans la contemplation, le regard entre en résonance avec la nature — un instant suspendu où l’art et le vivant se rejoignent.
Trace du regard
Acrylique sur bois et ancienne lucarne, 76 x 130 x20 cm ouvert, 2026
Entre objet et image, présent et passé, cette pièce engage un regard filtré par une vitre usée par le temps. Ses traces et altérations transforment la perception de la peinture, tandis que ce que l’on croit traverser demeure surface.
Nuage végétal
Grillage, tissus, fils et mousse (lichen) avec lumière interne, 2025
Hôtel Saint-Simon, Angoulême, 2025
Nuage Végétal. L’installation joue avec une forme atmosphérique issue du croisement entre matières naturelles et manufacturées, traversée par une lumière interne. Ombres et matières s’y mêlent, ouvrant un temps de suspension avec le spectateur.
Fragments d’infini
Gouaches sur Canson, env. 400x250 cm, 2022-2025.
Des esquisses de l’immensité du ciel et de l’océan composent un nuage de fragments, comme autant de gouttelettes d’eau.
Ce dialogue entre l’infiniment grand et l’infiniment petit invite à reconsidérer les liens et les proportions qui nous unissent à notre environnement.
Hôtel Saint Simon, Angoulême, 2025
Lieu Utile, Angoulême, 2026
Le Lien
Lianes, fils de fer, cordes et sculpture de main en argile, 2025
Installation éphémère au sol, elle met en relation le monde végétal et les traces humaines issues du littoral à travers des matériaux collectés et assemblés,
où nature et intervention humaine s’inscrivent dans une même continuité.
Hôtel Saint-Simon, Angoulême, 2025
Stratifications Lumineuses
Superposition de calques, 2025.
Hôtel Saint-Simon, Angoulême, 2025
Cette réalisation explore la lumière et l’évanescence de l’air à travers la transparence et les jeux d’ombre.
L’instant suspendu
Calque et gouache sur bois ou carton, 2026.
Dans des formats plus intimes, L’instant suspendu prolonge les recherches autour de la transparence et de la lumière. Les ombres portées des strates de calque se mêlent aux fonds de gouache, faisant évoluer les paysages au rythme des variations lumineuses.
Symphonie Céleste I
Acrylique sur toile, 100x100 cm, gazon Ø 200 cm et matelas au sol, 2023.
On change de point de vue au contact de cette structure. Dans la contemplation, le regard entre en résonance avec la nature — un espace où l’art et le vivant se rejoignent.
Contact Céleste
Nuage mural lumineux, tenu par une sculpture de main en argile, 2025.
L’installation relie les gestes du quotidien à l’atmosphère et à notre présence au monde, en questionnant leur lien avec la nature.
Sillage cosmique
Papier mâché, plâtre et papier calque, éléments lumineux LED, 2025.
Installation au sol issue d’une résidence artistique explorant le lien entre traces côtières et imaginaire céleste.
Photos © Sabine Eichler
