11 mai 2016                                                         Pinceaux Léonard

Portraits de musiciens et natures mortes

par Sabine Eichler

Née en Allemagne d’une mère qui aime la peinture, et d’un père qui aimait la musique, Sabine Eichler deviendra d’abord musicienne. Un univers dans lequel elle aura baignée tout au long de sa jeunesse, apprenant la guitare, le violon, le saxophone, les percussions et même le chant.

Mais le destin étant, Sabine prend alors goût à la peinture. Et, comme elle le dit elle-même, « De la musique à la peinture, il n’y a qu’un pas. Ce ne sont que des médiums pour exprimer ce que l’on ressent au plus profond de soi même. Je suis passionnée par tous les arts, peinture, musique, littérature, architecture. »

Rencontre avec Sabine Eichler, artiste complète qui nous ouvre les portes de son atelier.

Entre paysages, natures mortes et portraits de musiciens, Sabine Eichler possède des univers très différents, mais indispensables à sa démarche artistique. Nous lui avons demandé d’où lui venait ses inspirations et sa réponse est à la hauteur de sa créativité.

« Ces trois univers font partie de moi. C’est facile, voir indispensable de passer de l’un à l’autre, cela rompt la monotonie et éveille ma créativité.

Quand je peins le portrait d’un chanteur, j’essaie d’exprimer ce sentiment de jouissance et d’extase que l’on éprouve en jouant de la musique. Ce même sentiment que peut ressentir une danseuse qui défie les lois de la Physique au point de s’envoler tout en oubliant la maîtrise du corps. C’est l’expression, le mouvement de l’âme qui m’intéresse, ramené à son strict minimum.

"D’où le noir et blanc et sans décors ni accessoires."

Je rentre dans le personnage en écoutant sa musique, en lisant sa biographie et en tournant autour, comme dans un atelier, avec un maximum d’iconographies. Puis une fois imprégnée je transcris la personnalité à travers la peinture en un seul jet. C’est prenant et intense. 

En ce qui concerne les paysages, j’aime représenter l’humidité dans tous ses états. Les nuages, la pluie, la brume. La surface rugueuse d’une mer démontée ou celle d’une flaque d’eau, lisse et brillante au soleil. Le fait d’être dehors au contact de la nature m’oblige à capter des atmosphères, des odeurs et des vibrations en peu de temps, puisque le « modèle » évolue vite au bord de la mer. Je peux rester toute une journée assise au même endroit et faire des peintures différentes avec la couleur de la mer qui change, les nuages qui défilent, la nuit qui tombe.

Quant aux natures mortes, elles sont le contraire des portraits. C’est plus paisible. Elles me permettent de prendre du temps pour observer, pour rechercher la couleur et la lumière dans des choses simples offertes par la nature. Les vibrations de la lumière qui se transforment en couleurs.

"La forme a peu d’importance."

C’est la façon de représenter la matière veloutée d’une pêche ou le croquant d’une cerise qui m’intriguent. Ce sont toutes les couleurs de l’arc en ciel qui se cachent dans une ombre qui me fascinent. Un hommage au « Panier de fraises » de Chardin et à « L’asperge » de Manet.

De plus, j’aime faire de la cuisine, et j’avais envie de réunir cette passion avec celle de la peinture. Je me suis donc mise à peindre des recettes avec chaque ingrédient qui possède sa propre toile.

"Leur assemblage raconte une histoire culinaire."

Comme un Chef, je choisi les ingrédients avec soin, les prépare avec délicatesse et les met en peinture en préservant leurs arômes, leurs saveurs grâce aux couleurs de ma palette. Je puise mon inspiration dans les spécialités régionales. Mais chacun peut choisir sa propre composition.

Ce projet a finalement abouti à un livre de recettes, « Palette de Saveurs » avec ses vingt recettes et ses dix légumes et fruits sur 68 pages. Chaque entrée de chapitre comporte un petit résumé sur la provenance du légume ou du fruit, sa famille botanique et une rubrique « bon à savoir » qui donne des idées de remèdes de grands-mères, suivi de deux recettes. Artistique et informatif. »

Vous l’aurez compris, Sabine Eichler est une artiste passionnée. La passion, c’est d’ailleurs la clé pour réussir selon elle.

 

« Il faut s’imprégner de son sujet, l’observer avant tout. Le geste vient tout seul sans effort. De l’œil à travers la main sur la toile, sans réfléchir à la technique. La technique, c’est comme les gammes pour les musiciens, on doit l’oublier pour être libre de créer. Il faut faire confiance à son instinct. »


La Nouvelle République

18 mars 2016

Sabine Eichler cuisine avec ses pinceaux

Du travail de grande qualité.

Du travail de grande qualité.

Si en général nous cuisinons avec nos poêles, marmites et autres ustensiles, Sabine Eichler a choisi ses pinceaux pour nous mijoter de belles recettes. Originaire d'Allemagne, Sabine souhaitait devenir musicienne mais sa passion pour la peinture a pris le dessus. Alors, elle fréquente les écoles, notamment en France à Paris, et prend beaucoup de plaisir dans la réalisation de natures mortes, portraits et paysages. A l'huile sur carton, acrylique sur toile, Sabine Eichler travaille beaucoup à l'inspiration et avec délicatesse les couleurs de sa palette comme un grand chef de restaurant. « Le but, faire comme une recette. Chaque ingrédient possède sa propre toile et c'est leur assemblage qui raconte une véritable histoire culinaire. Et ce qui m'intéresse, ce sont les nuances sans jamais utiliser le noir pour les natures mortes, l'expression pour les portraits. »

Une très belle exposition, qui, si elle donne faim, régale agréablement les yeux.

> Exposition, en accès libre et gratuit, jusqu'au dimanche 20 mars, au centre culturel
La Marchoise, dans le cadre du Festival Art et Imaginaire. Vendredi, de 14 h à 18 h, samedi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h et dimanche, de 15 h à 18 h.


Blues roots on the road, le blog

23 décembre 2013

Cognac - Vingt ans de passions

Michel Rolland et Sabine Eichler

Michel Rolland et Sabine Eichler

Des portraits peints, à la gouache ou à l'acrylique, sur papier, toile et bois. De larges portraits lumineux, en noir, blanc et un camaïeu de gris, de bluesmen et women qui se sont produits à Cognac au fil des éditions du festival Blues Passions.

Inaugurée avec l'été, l'exposition 20 ans de passion du blues à Cognac présente le pinceau affectueux et délicat de l'artiste-peintre charentaise d'origine allemande Sabine Eichler et la plume tendre et sensible du fondateur et directeur du festival Michel Rolland.

20 ans Cognac Blues Passions au musée de Cognac

20 ans Cognac Blues Passions au musée de Cognac

Une exposition toute en sobriété, sur fonds gris et blanc, agrémentée d'une fine frise en couleur faite d'une multitude d'albums.

Et présentée avec quelques surprises: des objets laissés ou offerts par des musiciens, certains dédicacés, des empreintes de pieds et de mains, des posters signés.
Coupant la pièce en deux, un immense miroir présente les noms des 3.200 artistes qui se sont produits lors de 1.800 concerts devant 700.000 spectateurs au fil de ces 20 ans de passion du blues à Cognac. Des chiffres qui, ajoutés aux souvenirs de ces moments magiques, donnent une agréable sensation de tournis.
A ne pas manquer, tout l'été, juste à l'entrée du parc François-Ier.
FRANÇOISE DIGEL


Sud Ouest, le site

23 décembre 2013

Les bons plans cadeaux des as de la culture cognaçaise

Dédicace avec Michel Rolland et Sabine

Dédicace avec Michel Rolland et Sabine

Michel Rolland soumet « L'art du Bonheur », de Christophe André, « un livre où les mots s'entremêlent à la peinture dévoilant les possibilités du bonheur ». Le directeur du Blues ne perd pas le nord, puisqu'il invite aussi à se plonger dans l'ouvrage qu'il a consacré, avec Sabine Eichler, aux vingt ans du festival. L'auteur est prêt à le dédicacer…
Ph.M.


Sud Ouest, le site

22 juin 2013

De l’eau et du Blues

Une expo sur les 20 ans du festival inaugurée en écho à l’événement.

En ouverture de la Fête de la musique à Cognac, le musée d’Art et d’Histoire a inauguré l’exposition gratuite consacrée aux vingt ans de Blues Passions dans sa galerie. Cela tombait bien, à cette heure-là, il valait mieux être à l’abri ! Plutôt qu’un échantillon de photographies, le festival décline ici le travail réalisé par le directeur Michel Rolland et la peintre Sabine Eichler. On y retrouve une trentaine d’originaux, sur les 70 compilés dans un livre anniversaire sorti en décembre.

À la gouache sur papier canson, ou à l’acrylique sur toile ou fond de barrique, Sabine Eichler a capté les visages infiniment expressifs des musiciens passés par Cognac, accompagnés d’un texte signé Michel Rolland.

Celui-ci a ressorti pour l’occasion quelques souvenirs « collectors », des pochettes de disques, ainsi que des empreintes de pieds de vedettes glanées au fil des ans. Une borne interactive permet de joindre le son à l’image. L’exposition est ouverte à partir d’aujourd’hui, tous les jours sauf le mardi.
(…)
Ph.M.


Blues roots on the road, le blog

19 décembre 2012

Cognac - Vingt ans de passions

Dédicace à Cognac

Dédicace à Cognac

3.200 artistes, 1.800 concerts depuis 1993, date de la première édition de Blues Passions à Cognac. Quatre jours de festival déjà à l'époque, avec Otis Grand en président d'honneur. C'est sur son portrait que s'ouvre 20 ans : Cognac Blues Passions, l'ouvrage de Michel Rolland et de Sabine Eichler. Ensemble, ils reviennent sur ces années et ces émotions partagées avec le public.

Le résultat ? Un ouvrage de 140 pages, à la couverture noir et argent, qui mêle la plume tendre et sensible du fondateur et directeur du festival et le pinceau affectueux et délicat de l'artiste-peintre charentaise d'origine allemande, qui signe également la mise en page sobre et classieuse.

En quelque 140 pages, les portrait défilent. D'abord dans "Des émotions en noir et blanc". Des doubles pages illuminées par le souvenir des artistes sur scène, inspirées par les notes bleues s'échappant de la Blues Paradise, de l'Eden Blues, du Tonic Day..., éclairées par des extraits de presse de l'époque.

Dédicace à Cognac

Dédicace à Cognac

Parmi eux, Otis Clay, dont le portrait se décline en triptyque. La superbe voix soul de Chicago signe d'ailleurs la préface de l'ouvrage. "J'ai eu tellement de bonne connections avec lui, de bonnes vibrations", raconte Michel Rolland, qui a aussi vécu un concert tellement intense que, malgré la pluie qui tombait à verse cette nuit-là, il se souvient encore avoir regardé "avec le sourire ces fines gouttes danser par milliers dans le ciel". «Sentiments de bonheur exaltés ou douleurs de la vie, Otis Clay interprète son répertoire avec une telle ferveur et une telle générosité qu’il fascine dès les premières mesures...» Pour chacun des chanteurs et musiciens, l'auteur propose aussi une "Tranche de blues", souvenirs en backstage. Comme ce moment joyeux avec Candye Kane. «J’invite certains artistes à laisser l’empreinte de leur pied dans la glaise. L’exubérante et plantureuse Candye, avec beaucoup d’humour, a préféré graver la forme généreuse de son sein gauche.» Ou cet instant bouleversant avec Junior Wells, qui décédera quelques mois après son passage à Cognac. «Quelle surprise quand, à la fin de son émouvant concert, Junior Wells m’invite à le rejoindre dans sa loge. L’homme, déjà harassé par la maladie, fatigué de son tour de chant, me demande d’une simplicité à me couper le souffle si j’avais aimé son concert. [...] Que répondre à ce grand homme?»
Michel Rolland a été déchiré quand il a dû sélectionner la soixantaine d'artistes à présenter dans ce livre anniversaire. Il l'est plus encore lorsqu'on lui demande son portrait préféré. Impossible, dit-il. Avant de laisser échapper "Willie King, peut-être", un homme qu'il a accueilli deux fois, dont une en tant que président d'honneur. "C'est tellement quelqu'un qui m'a touché..." «Son ultime album, One Love, fait référence à son premier séjour à Cognac [...]. Des mélodies peut-être inspirées de ses rêveries [...] lorsqu'il s'assoupissait dans l'herbe de l’écrin magnifié du Théâtre de Verdure. Là où parfois, je le retrouvais pour discuter de la vie.»
Sabine Eichler, elle, se souvient surtout de George Clinton —aujourd'hui son portrait préféré. Peut-être parce qu'elle a "eu beaucoup de mal" à le coucher sur sa toile.

"Pour moi, le plus dur, c'est de saisir, de cerner le personnage. Je ne fais pas juste une reproduction d'une photo, précise-t-elle. Il faut que je tourne autour. Comme s'il était chez moi dans mon atelier. Il faut que j'ai plusieurs photos, que j'écoute la musique. Et je ne sais pas ce qui m'a donné le déclic, est-ce que c'était la musique?"


Plus loin, les "Coups de coeur" révèlent d'autres moments de bonheur, d'Otis Rush à John Primer, en passant par Syl Johnson, Shemekia Copeland, Skip McDonald ou Irma Thomas. Toujours accompagnés de portraits.
Puis les "Prix Cognac Passions" présentent ces artistes français à qui le festival offre un tremplin depuis 2005.
Enfin, le dernier chapitre liste tous ces chanteurs et chanteuses, guitaristes, bassistes, batteurs, harmonicistes, trombonistes... qui, pendant vingt ans, ont fait le bonheur des festivaliers et des bénévoles. Une liste qui donne le tournis —et fait surtout regretter toutes ces années passées loin de Cognac en juillet!

Le livre anniversaire a reçu un accueil très favorable lors de la séance de dédicaces organisée pour sa sortie, samedi dernier, à la Maison de la presse, à Cognac. Michel Rolland et Sabine Eichler proposent d'autres rencontres et séances de dédicaces:
Samedi 22 décembre, de 15h à 19h, à la librairie Chapitre, au Champ-de-Mars, à Angoulême.
Samedi 2 février, toujours à la librairie Chapitre, au Champ-de-Mars, à Angoulême.
A noter, les oeuvres de Sabine Eichler seront exposées à Cognac l'an prochain, au moment du 20e festival Blues Passions.
FRANÇOISE DIGEL


Charente Libre

11 décembre 2012

Vingt ans de Blues Passions illustrés et commentés

Qui sait que, lorsque Willie DeVille est venu jouer à Blues Passions, les organisateurs ont dû déployer des trésors d'ingéniosité pour cacher toutes les bouteilles d'alcool ? Ivre la veille pour un concert à Avignon, le chanteur américain avait interdiction d'approcher un verre. «Imaginez à Cognac, lui expliquer qu'on ne boit pas d'alcool !», rigole encore Michel Rolland, directeur de Blues Passions et auteur d'un ouvrage anniversaire sur les vingt ans du festival.
Il y distille un tas d'autres anecdotes, comme celle sur Candye Kane. En plus de laisser l'empreinte de son pied dans la terre glaise, la chanteuse a aussi laissé celle de son sein, pour répondre à une boutade lancée dans l'assistance en référence à sa très forte poitrine.
6.000 exemplaires édités
Durant douze mois, l'inconditionnel de blues a épluché vingt ans de coupures de presse. «Même si je me souviens parfaitement de tous les chanteurs dont je dresse le portrait, j'ai tout relu depuis 1994, un surligneur à la main.»
Lui qui est habitué à oeuvrer en coulisses, s'expose aujourd'hui avec ce livre, réalisé en collaboration avec l'artiste charentaise Sabine Eichler. «On a voulu rendre encore un peu plus beau ce qui s'est passé durant 20 ans. C'est une vraie envie que j'avais depuis longtemps. L'anniversaire donne un parfait alibi», explique Michel Rolland qui a d'abord songé à écrire un livre, avant d'opter pour un ouvrage illustré. «ça me semblait plus vivant, chaque page est un concert. On l'a conçu comme un objet d'art. La présentation est très soignée.»
Dans le premier chapitre, deux artistes sont mis en valeur par année de festival. Sur une page, leur portrait peint ou dessiné par Sabine Eichler, sur l'autre un texte de présentation parsemé d'anecdotes. «Le plus difficile a été de choisir. Il y a 64 portraits pour 3.200 artistes !» La peintre s'est inspirée des photos prises durant les concerts pour reproduire les traits de visages des chanteurs en noir et blanc. Deux autres chapitres rendent hommage à des coups de coeur et aux lauréats des prix Cognac Passion. La préface est signée de la main du bluesman Otis Clay. Le directeur précise: le livre est un projet personnel, sans lien avec l'association. Avec Sabine Eichler, ils ont financé les 40.000€ nécessaires à l'édition. Sur les 6.000 exemplaires imprimés, 1.000 sont déjà précommandés. Il sera officiellement en vente à partir de samedi. Ne manque plus qu'un CD pour l'accompagner.
«J'y ai pensé, ça aurait été classe, mais financièrement on n'avait pas les moyens ! Peut-être plus tard à l'occasion d'une réédition si le livre fonctionne... on verra!»
Julie KOCH


Sud Ouest

4 décembre 2012

Un condensé d'émotions sur vingt ans de Cognac Blues Passions

Le fondateur de Cognac Blues Passions, Michel Rolland, a opté pour un beau livre illustré par Sabine Eichler pour évoquer l'histoire du festival, avant la 20e édition en 2013.
Voilà une publication qui va tomber pile poil pour les fêtes. Le 15 décembre, Michel Rolland dévoilera le « Livre anniversaire : 20 ans de Cognac Blues Passions », lors d'une séance de dédicaces à la Maison de la presse, de 14 à 19 heures. Plutôt qu'un récit au long cours du festival qu'il a fondé en 1994, le directeur a penché pour un livre d'art, un bel objet édité à 6 000 exemplaires à compte d'auteur, et vendu 29 €.
« Je me suis demandé ce qui allait intéresser les gens. Ce qui m'a fait choisir cette option, ce sont les images et les émotions qu'elles transmettent », glisse Michel Rolland. Et pour pousser le trait, il s'est appuyé sur une peintre, Sabine Eichler. Dans un noir et blanc très léché, la portraitiste cherche à capter un instant de malice ou la fièvre d'une interprétation chez les musiciens de blues ou de jazz qui l'inspirent.
Philippe Ménard


La nouvelle République

16 mai 2012

Peinture et cuisine à la galérie Rivaud

Sabine Eichler expose ses oeuvres dans la galerie Rivaud

Sabine Eichler expose ses oeuvres dans la galerie Rivaud

Il règne comme un parfum de nature dans la galérie Rivaud. Appétissant poivron vert, trio d’abricots ou duo de navets, il y en a pour tous les goûts.

Les natures mortes de Sabine Eichler viennent chatouiller subtilement papille et pupille des visiteurs. En alternant peinture acrylique et peinture à l’huile, l,artiste allie subtilement le plaisir des yeux et du ventre.

A cela s’ajoutent les recettes qui accompagnent bon nombre de peintures ; à la manière des impressionistes, l’artiste réconcilie peinture et nourriture. C’est donc une véritable “palette de saveurs” que l’artiste donne à voir. Et Sabine Eichler de préciser que “les peintures sont comme des ingrédients qui composent une recette”. Petits et garnds pourront élaborer la leur du 4 au 26 mai...


Coccinelle à Poitiers, le blog

14 mai 2012

Peinture “Culinaire”,

expo de Sabine Eichler à la galerie Rivaud

Vendredi soir a eu lieu le vernissage (bis) de l’expo de Sabine Eichler :

Peinture “Culinaire” en présence de quelques légumes…

Une exposition très colorée qui présente moult fruits et légumes sur des grandes toiles, des compositions et des typiques. Si les tableaux sont à vendre, il ne faut pas oublier le petit livre de recettes, dans lequel les peintures sont aussi présentes.
Ce n’est pas la première fois que cette artiste expose à la galerie Rivaud, il y a quelques mois, elle présentait une expo de portrait de jazzman en noir et blanc. En plein boum, elle prépare un nouveau livre et monte une exposition dans un musée. Cependant, pour elle l’art doit être accessible à toutes les bourses, alors les prix sont très modérés. Certaines peintures sont aussi sous cadre, car peintes sur du papier qui permet de retrouver un peu la texture des sujets comestibles présentés dans cette exposition visible du mardi au samedi de 14h15 à 18h15 jusqu’au 26 mai.


La nouvelle République, le site

18 mai 2011

Les portraits d'ébène de Sabine Eichler

Sabine Eichler devant Louis Armstrong et BB King

Sabine Eichler devant Louis Armstrong et BB King

Tous les jazzmen dont Sabine Eichler expose les portraits Galerie Rivaud à Poitiers ne sont pas noirs mais, sans quota, ils sont largement majoritaires...

Cette peintre de la région (de Ruffec, en Charente), s'est en effet en partie «spécialisée» dans la représentation des visages expressifs, émouvants, drôles, pathétiques quelquefois, des chanteurs et des musiciens de blues. À partir de photos et après une intense réflexion préparatoire, elle saisit des moments caractéristiques de leurs attitudes pour exprimer ce qu'ils peuvent ressentir en jouant ou en chantant. Sabine Eichler se projette dans leur art : « ce que je peins, c'est de la musique ». Pour cela, elle participe à de nombreux festivals de jazz (Cognac, Juan-les-Pins, etc.) où elle s'est fait connaître et apprécier.
Elle choisit de n'utiliser que le noir et le blanc, réservant les couleurs pour l'autre partie de sa production vouée aux natures mortes et aux paysages, pour lesquels elle se dit « coloriste dans l'âme ». La nuit et le noir sont consubstantiels au blues et une sorte de dépouillement fait apparaître uniquement la tête des personnages, sans aucun décor ou accompagnement instrumental. Le spectateur peut ainsi se concentrer sur « l'expression pure » des yeux et des traits du visage.

Deux catégories de tableaux sont présentées : d'une part des gouaches sur papier Canson, sous verre, sur un fond noir bordé de blanc. D'autre part des huiles sur toile brute (fond grège), qui donnent une plus grande impression de profondeur et de contraste.

Beaucoup de très grands musiciens de jazz sont représentés (Sarah Vaughan, Ray Charles, Sidney Bechet, Louis Armstrong...) Trois tableaux d'Otis Clay forment un triptyque où le visage du roi du « Deep Soul » semble sortir de la toile comme certains personnages de Michel-Ange sortent du marbre.
Sabine Eichler fait partager son amour du jazz en se focalisant sur les visages des artistes en pleine action qu'elle saisit dans toute leur beauté sacrificielle, comme gagnés par une mélancolie inspirée et pourtant joyeuse. Une peinture figurative certes, mais qui ne choisit dans le réel que l'essentiel et le plus signifiant.


Charente Libre

9 décembre 2009

Sabine peint ses recettes

Sabine Eichler a concocté un ivre de recettes charantaises accompagné de peintures appétissantes. Elle expose actuellement aux Couvent des Recollets

Lorsqu’elle est arrivée en France depuis son Allemgne natale, Sabine Eichler n’avait jamais entendu parler de certains des légumes qu’elle dévorait des yeux sur les étals parisiens. Aujourd’hui, non seulement elle les cultive dans son potager de la campagne charentaise près de Ruffec, mais elle les cuisine. Cette ancienne directrice artistique, qui a travaillé dans l’édition et la pub dans des grandes boîtes parisiennes, s’est passionnée pour la terre et la cuisine.

Elle vient de sortir son premier livre de recettes, qui est aussi un livre de peintures.

Elle a peint chaque ingrédient avant de le cuisiner et de retranscrire la recette dans son ouvrage : “palette de saveurs”.
L’artiste expose actuellement aux Couvent des Recollets à Cognac jusqu’au 16 décembre.
Sabine Eichler est aussi musicienne . A Cognac, le publique de Blues Passions connaît ses portraits en noir et blanc de bluesmen. “Mais je suis coloriste dans l’âme. Un potiron n’est pas seulement orange. En le regardant longuement, on voit aussi le violet, le marron, le bleu, le vert...” Sabine Eichler ne met jamais de noir dans ses peintures. Comme un chef elle choisit ses légumes, ses couleurs. Ses poires, ses asperges, ses poireaux et navets multicolores donnent l’eau à la bouche.
Après avoir donné un rapide historique du légume - “j’aime bien savoir d’où vient un aliment” -, deux ou trois petits truc de grand-mère, la peinture livre ses recettes.
Des plats très simples et facile à réaliser. “Je suis partie des recttes de la région, de celles de ma belle-mère. Puis, je je les ai remises au goût du jour en ajoutant des plantes aromatiques et en improvisant. Je ne voulais pas prendre la tête aux gens avec des mesures. Ils n’ont pas le temps. Mon mari les a toutes goûté”, avance-t-elle comme garantie. L’une de ses préférées, est la cuisse de canard confite aux navets. “Un plat de saison qui rechauffe.” Ou la salade de roquette au poires et Roquefort. “J’aime ce goût.” Les couleurs de la tomate lui ont inspiré une ratatouille au four. “Un plat léger, facile, qui ne prend pas beaucoup de temps.”
Les lecteurs de livres de recettes ne verront pas le résultat final de la recette. Je ne peints que le légume avant sa transformation. “Le plat, c’est à chacun de l’imaginer. Il faut de la fantaisie et de la créativité. La cuisine n’est pas ennuyeuse. C’est fait pour passer un bon moment. C’est un sport de famille.”
Christelle Lasaires


Charente Libre

26 août 2009

Les plus célèbres bluesmen croqués

au couvent des Récollets

"Le blues et le jazz sont des univers voisins : la musique, les clubs enfumés..."

Ce sont ces deux mondes que représentent les tableaux de Sabine Eichler. Durant le festival, elle expose au couvent des Récollets les protraits d'artistes venus jouer lors des éditions précédentes du festival Bluespassions. Passionnée de musique, Sabine Eichler joue elle-même de la guitare et du violon. "Je voulais devenir musicienne, mais je n'avais pas assez de technique. Du coup je me suis exprimée au pinceau." Depuis son arrivée à Ruffec, il y a dix ans, elle a réalisé son projet "bluesmen" : tirer le portrait de nombreux artistes. Le choix de ce style de musique est certainement motivé par son amour de la guitare. Il tient aussi à des raisons esthétiques. "La lumière accroche bien sur les peaux noire, et les fonds sombres font ressortir leur expression pendant qu'ils chantent." L'artiste cherche à représenter l'émotion pendant l'action.

"Je tourne autour de l'artiste"

Pour sa cinquième exposition, Sabine Eichler a disposé une trentaine de tableaux dans l'ancien couvent. "J'utilise différentes techniques, la gouache ou l'acrylique sur papier noir. Quant aux toiles, ce sont des peintures à l'huile ou des acryliques." Pour réaliser ses portraits, l'artiste passe beaucoup de temps dans des recherches iconographiues. "Je tourne autour de l'artiste. J'écoute aussi sa musique afin d'entrer dans son univer. Il faut que je sente la personne." Du temps elle n'en a pas eu suffisamment pour faire le protrait des artistes présents lors de cette édition 2010. Seal et Barbara hendricks ne devraient néanmoins plus tarder à rejoindre sa collection.
Camille André


La voix du Nord

26 août 2009

Festival de blues :

un concert et une exposition de peinture en épilogue

C'est dimanche que s'est terminé le premier festival de blues de Montreuil. À cette occasion, une exposition et un concert étaient organisés.
Durant deux jours, le blues était à l'honneur dans la cité des remparts. Outre la soirée organisée samedi soir à la citadelle (notre édition de mardi), une exposition a eu lieu tout le week-end au musée Rodière. En effet, l'organisateur, Xavier Laune, avait invité l'artiste Sabine Eichler à exposer ses toiles.

Sabine Eichler est une artiste reconnue dans ce monde musical. L'artiste a commencé à dessiner ses portraits il y a cinq ans.
Depuis, elle expose notamment au festival Blues Passion de Cognac. Ses oeuvres sont des portraits de bluesmen et de jazzmen comme Louis Armstrong, Mavis Staples, John Lee Hooker...

« Cela marche toujours par coup de foudre », indique-t-elle. Si l'artiste peint rapidement, elle réalise un gros travail en amont, en lisant des biographies par exemple. « Mais la plus grande inspiration, je la trouve tout de même dans la musique de ceux dont je fais le portrait. » Et de ce travail, il en résulte de superbes portraits.


Charente Libre

27 juillet 2007

Echos du blues

Sabine Eichler est une fidèle du Blues Passions qu’elle retrouve chaque année pour exposer ses portraits de jazzmen. Ses “Bluesportraits” sont actuellement exposés au Couvent des Récollets, mais aussi dans l’Espace BLues Passions au jardin public. Véritable instantané en noir et blanc, les portraits d’ébène de Sabine Eichler, invitent à écouter le blues qu’elle a dessiné.


Sud Ouest

31 juillet 2006

Imprégnation blues et jazz

Sabine Eichler. Jusqu’à dimanche, au couvent des Récollets, elle expose des toiles à l’huile et à la gouache. Rien que des portraits et expressions de musiciens.

Avant de jeter sur toile les portraits des artistes, Sabine Eichler les photographie, lit leur biographie.
Les portraits que présente Sabine Eichler sont un hymne à la lumière, au regard et aux expressions.

Les toiles, uniquement consacrées à des portraits de bluesmen et de jazzmen, ignorent la couleur au profit du noir et blanc, du bout de son crayon et de son pinceau.

Sabine Eichler expose ses réalisations depuis deux éditions, le temps du festival. Cette année, elle s’est installée au couvent des Récollets. Ancienne directrice artistique pour la publicité et la communication, elle a commencé à dessiner des portraits il y a cinq ans à la naissance de son fils.
Elle écoute leur musique. Puis a ressurgi une vieille envie, celle de portraitiser les bluesmen qu’elle aime tant. Sabine Eichler est née dans la musique, a pratiqué le violon, la guitare, le saxo. Son rêve était d’être musicienne mais “je n’avais pas une technique suffisamment bonne, j’avais commencé trop tard.” Elle se dirige ensuite vers la communication visuelle, jusqu’à enfin pouvoir exprimer sa musicalité à la pointe du crayon.
“Ce qui m’intéresse, c’est l’expression.” pour cela, elle photographie les artistes, se documente, lit leur biographie, écoute leur musique. Elle s’imprègne de ses sujets aussi longtemps qu’il le faut jusqu’à exécuter sur toile les portraits.
“Je peins assez vite, en fait. Le vrai travail se fait avant.” Sans doute la clé de ces tableaux si prégnants.
Séverine Joubert - photo : Anne Lacaud


Sud Ouest

31 juillet 2006

 13ème  festival Blues Passions à Cognac

SABINE EICHLER. Jusqu’à dimanche, au couvent des Récollets, elle expose des toiles à l’huile et à la gouache. Rien que des portraits et expressions de musiciens.

“Otis Clay a bien mérité le cadeau offert hier par la peintre Sabine Eichler, un portrait le représentant.”

“Otis Clay a bien mérité le cadeau offert hier par la peintre Sabine Eichler, un portrait le représentant.”

“Sabine Eichler traque les bluesmen sous leurs plus beaux profils. Un portrait qu'elle va offrir a Olis Clay est exposé a I'entrée, d'autres oeuvres éclairent la galerie Saint-Martin et Ie lounge, dont ce triptyque sur Adolphus Bell, une des figures de I'édition 2005.”

“Sabine Eichler traque les bluesmen sous leurs plus beaux profils. Un portrait qu'elle va offrir a Olis Clay est exposé a I'entrée, d'autres oeuvres éclairent la galerie Saint-Martin et Ie lounge, dont ce triptyque sur Adolphus Bell, une des figures de I'édition 2005.”


Charente Libre

17 juin 2006

Blues Passions poursuit son expansion

Un pont entre les arts

“... Le coup de pinceau de Sabine Eichler va se charger de croquer les visages de cette édition.

Notamment celui du président, Otis Clay, lequel repartira avec son portrait offert....”
Gilles BIOLLEY

 


Charente Libre

27 juillet 2005

Vingt génies de la note bleue exposés en noir et blanc

Sabine Eichler n'utilise que le noir et blanc pour peindre ses portraits de bluesmen.

« Ce sont les couleurs de cette musique, les couleurs de la nuit », explique cette directrice artistique d'origine allemande. Adolescente, elle verse dans Ie violon classique, Jusqu'à jouer dans I'orchestre symphonique des jeunesse de Schwarzenbeck, sa ville natale, située près de Hambourg. Une carrière de violoniste qu'elle n'embrasse finalement pas, ayant commencé trop tard. Elle part en France faire ses études et se lance dans la pub. Tout en s'adonnant à sa passion, la peinture. Suivant son mari, elle arrive près de Ruffec il y a cinq ans et se consacre davantage a ses tableaux, des portraits de bluesmen. Une série commencée il y a dix ans, née de I'écoute du blues mais aussi de vieux souvenirs d'enfance. Lorsqu'elle chipait la guitare de son père et essayait d'en tirer quelques notes.
«J'aime cet univers. Mais ce sont surtout les visages qui me parlent, l'expression des yeux tout particulièrement» explique-t-elle. La peintre contacte Michel Rolland en mars dernier. Le directeur de Blues Passions apprécie ses oeuvres et lui demande d'exposer une vingtaine de portraits dans la cour du musée. (1)
Ces gouaches sur papier sont exclusivement des portraits de bluesmen se détachant sur un fond entièrement noir. Ni instruments de musique, ni portrait en pied. Un dépouillement volontaire : « Afin de mieux retranscrire la personnalité des musiciens et d'interpréter à ma manière ce qu'ils vivent intérieurement. »

« Le blues déclenche mon inspiration »

Pour peindre, Sabine Eichler s'inspire de photos, d'images glanées dans des magazines, « et bien sur de leur musique, qui m'aide beaucoup à réaliser ces tableaux. N'est-ce pas dans leur musique qu'ils mettent le plus d'eux-mêmes ? »
Plusieurs participants aux dernières éditions du festival ont déjà été immortalisés en noir et blanc : BB King, Odetta ou Taj Mahal. Sabine Eichler a aussi croqué d'autres stars comme John Lee Hooker ou Willie Dixon.
Aujourd'hui, elle souhaite continuer a peindre des bluesmen. Et pourquoi pas se remettre a I'archet. Un violon blues cette fois-ci : « J'ai récemment entendu cet instrument dans une formation blues. Ce violon festif m'a beaucoup plu. »
Guillaume TALLON