Sait-on jamais retracer l’histoire d’un artiste ? Peut-on vraiment raconter la genèse d’un talent sans y mêler et emmêler imaginaire et réalité. Peu importe l’important est d’y raconter une histoire qui lui ressemble.
C’est en Allemagne à Schwarzenbeck et avec une flûte à bec que Sabine Eichler a sa première bonne note. Comme si les sonorités des lieux avaient déjà décidé de son destin sans même lui demander son avis. Mais choisit-on d’avoir un don ?
Puis parce que la chance n’est peut-être pas toujours un hasard, on tombe sur la guitare de son père, le violon de sa grand-mère ou sur des hommes et des femmes qui vous invitent à la musique classique, au blues…
Et entre musique et peinture il n’y a qu’un ton. Alors les gammes se font couleurs et nuances, gouache, huile…
Aujourd’hui, Sabine a mis du blues dans ses portraits d’ébène. A vous d’apprendre à écouter la musique qu’elle a dessinée.

Can we ever really tell an artist's story ? Can we trace the true origin of a talent without mixing fact with fiction. But what really matters is to tell a story which identifies with the artist herself.
It was in Schwarzenbeck in Germany that Sabine Eichler got her first top grade when playing her flute. It was as if the sound of faraway places had already decided her destiny.
Do the gifted choose to be so?
Are we responsable for our own luck in life or are we sometimes guided in the right direction by stumbling across our father's guitar or grandmother's violin or even upon men and women who invite us into their world of classical music and the land of the blues…
There is only a shade of difference between music and painting. Musical scales become colours, tones, water colors, oils….
Today, Sabine puts the blues into her ebony portraits. It’s up to you to learn to listen to the music that she has drawn.